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28.06.2007

Les émissions qui dérangent.

Télérama très contesté par certains reste, pour moi, un journal que j'apprécie. Dans celui acheté hier un article concernant la suppression de l'émission excellente de Daniel Schneidermann : Arrêt sur images. Je vous rapporte donc cet article, après l'avoir lu peut-être souhaiterez-vous signer la pétition qui circule ? Arrêt sur images.

En torpillant Arrêt sur images, France 5 débarrasse enfin la télévision de sa mauvaise conscience. Elle sévissait depuis douze ans, incarnée par un Daniel Schneidermann singulièrement retors, franc-tireur, l'œil rivé au travail des journalistes, leur agitant parfois la charte déontologique sous le nez pour les rappeler à l'ordre. Une veille sans répit, agaçante et nécessaire. Ciblant tous les reporters sans distinction de chaîne. Et retournant le miroir une fois par mois pour un sain exercice d'autocritique. France Télévisions a fini par craquer : Schneidermann crachait trop dans la soupe. Il paye d'avoir montré du doigt les "lancements bizarres" de Béatrice schönberg lors de la crise du CPE. Sa manière d'éviter soigneusement de prononcer le nom de son compagnon, Jean Louis Borloo - la séquence rendit la directrice de l'information Arlette Chabot "furieuse", raconte l'animateur. Plus tard, le directeur des programmes de France 5 lui aurait demandé de "ménager les personnalités du groupe". Bref, de ne pas trop mouiller ses collègues. D'être corporate, diraient les Anglo-Saxons. Eviter, par exemple, de nous révéler que ces prétendues images de talibans abattus, diffusées dans un reportage de France 3 (début septembre), provenaient en réalité d'un documentaire sur la chasse à la marmotte. En résumé, d'être plus vigilant sur les bidonnages des autres, un peu moins sur ceux de France Télévisions. France 5 justifie autrement sa décision, parle d'une émission "usée" (l'audience et la qualité se maintenaient pourtant). Tandis que Daniel Schneidermann n'y voit que la conséquence de son insubordination (qu'il pousse parfois jusqu'à la mauvaise foi, s'étonnant d'être viré par une direction publiquement dénigrée).
On ne s'inquiète pas tant pour lui que pour son émission, intelligente, fouillée, précise. La seule à dépecer les images, à éplucher leur genèse. A analyser de front l'emballement médiatique d'Outreau, les reconstitutions soviétiques de la libération des camps, l'imagerie virtuelle de Second Life. On craint aussi que France5 ne s'asseye sur son cahier des charges - parmi lesquelles "l'éducation à l'image et aux médias". En remplacement d'Arrêt sur images, que promet la chaîne pour la rentrée ? Une émission de "libre parole autour de l'actualité, en direct, entre éditorialistes et spectateurs", indique Philippe Vilamitjana, directeur des programmes. Une sorte d'En aparté, avec plus d'interactivité. On imagine déjà Laurent Joffrin, Guy Birenbaum et Jean-Luc Hees brassant l'air du temps autour d'une table et répondant aux questions postées via webcams. Est-ce que ça parlera des médias ? "Quand l'actualité l'imposera", dit-on à France 5.
On l'aura compris : la véritable critique de la télévision disparaît complètement de la lucarne. Ne subsistera que "l'hebdo du médiateur", sur France 2, avec son intérêt et ses limites.
Le reste ? Une télé auto satisfaite, repue d'elle-même. Et sa mauvaise conscience réduite à râler sur Internet.

(par Erwan DESPLANQUES)

22.06.2007

tombe, tombe la pluie…tout le monde est à l'abri

à l'exception des bretons que le crachin ne décourage pas, c'est bien connu.

Non Caro je ne suis pas "sous la couette" mais tout de même assez sédentaire. Ce repos infligé ne me décourage pas et j'en profite pour continuer le travail commencé à savoir l'album de l'histoire de ma famille mais en ne remontant qu'à mes grands-parents. Les autres, les miens qui les ont précédés s'ils ne me sont pas indifférents dorment dans un coin de ma mémoire.
Bien que je ne diffuse que très rarement les portraits de mes proches, je ne peux résister au plaisir de publier cette photo. Tous ont plié bagage pour une autre destination à l'exception de ce jeune à l'accordéon mon frère aîné, deux cousins et cousine et La Fanchon sérieuse et amusée à la fois (l'espiègle qui ne se gêne pas pour tirer la langue nous a quittés jeune femme, quelques mois séparaient nos naissances : elle était ma compagne de jeu)

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En travaillant sur ce passé aucun regret mais une douce nostalgie, de celle qui accompagne et qui adoucit les contrariétés pour ne pas dire les épreuves de cette foutue vie que j'aime tant.

14.06.2007

Pour toi mon Amour

Je suis allé au marché aux oiseaux
Et j'ai acheté des oiseaux
Pour toi
mon amour

Je suis allé au marché aux fleurs
Et j'ai acheté des fleurs
Pour toi
mon amour

Je suis allé au marché à la ferraille
Et j'ai acheté des chaînes
De lourdes chaînes
Pour toi
mon amour

Et puis je suis allé au marché aux esclaves
Et je t'ai cherchée
Mais je ne t'ai pas trouvée
Mon amour.

Jacques Prévert

13.06.2007

BEAUMES DE VENISE (Vaucluse) - il fait bon y vivre -

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1er juin 2007.

12.06.2007

Sérignan du Comtat : L'Harmas de Jean Henri FABRE.

C'est là ce que je désirais : un coin de terre abandonné, stérile, brûlé par le soleil, favorable aux chardons et aux hyménoptéres. Là sans crainte d'être troublé par les passants, je pourrai interroger l'amnophile et le sphex…

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11cf64286a0eafea29dbbc82c0224790.jpgCe domaine propriété du Muséum national d'Histoire naturelle depuis 1922, classé "Monument Historique" en 1998 a été restauré dans le respect des expertises du Ministère de la Culture et de la communication.
Jean Henri FABRE y vécu de 1879 à 1915.

Auparavant il est nommé instituteur au collège de Carpentras, il y enseigne jusqu'en 1849, puis sera nommé professeur de physique au lycée Fesch d'Ajaccio jusqu'en 1852, il reviendra sur le continent et
assumera la tâche de "professeur, répétiteur de physique et de chimie" au lycée d'Avignon Fin 1870 il sera révoqué ayant expliqué à son auditoire la sexualité des plantes à fleurs alors que l'instruction aux jeunes filles était la prérogative des religieuses, Fabre est victime d'une terrible cabale, il démissionne et quitte Avignon pour Orange où il résidera avec sa famille jusqu'en 1879, âgé alors de 56 ans il choisit le village de Sérignan du Comtat pour y travailler, ce sera la dernière étape de sa vie.

Sa table de travail
6fa14e6703775c50c0d4f3ca6ca1a275.jpg Il travaillera sur un bureau d'écolier acheté à Carpentras, petite table en noyer qui lui servira pour écrire des milliers de pages dont beaucoup seront traduites dans le monde entier. Grande comme un mouchoir, occupée à droite par l'encrier, fiole d'un sou, à gauche par le cahier ouvert, ma table 8747f446698b50de22b6e1e8601208fe.jpgde travail fournit tout jute la place nécessaire au maniement de la plume. J'aime ce petite meuble…

Le jardin
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On voit aujourd'hui refleurir les quelque 500 espèces végétales et variétés d'arbustes et de plantes méditerranéennes qu'avaient planté Fabre et ses successeurs, une variété de tulipes, que l'on croyait disparue, a même été retrouvée. La propriété est riche de la plupart des arbres de Provence : chênes verts, chênes Kermès, pins d'Alep mais aussi pistachier, arbres à perruque, laurier sauce et cèdre de l'Atlas.

Le potager
45f14f6ff3bf01953091b4c02cec3f56.jpg Les plantes sont groupées par spécialités, dans des carrés : les plantes aromatiques, médicinales, différents légumes abrités par des arbres fruitiers : jujubier, prunier, pêcher, abricotier, amandier.


Le village
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30 mai 2007 : accompagnée par Matthieu mon petit-fils.

11.06.2007

Et je reviens clopin-clopan.

a12cf82aef18fcbba781c89c6a9eafc7.jpgDes trottoirs carpentrassiens en mauvais état, des trous où il n'est pas bon y mettre les pieds et vlan… c'est arrivé. Pourtant je partais d'un pas léger retrouver le club du café-jour-de-marché et ce sont les les urgences qui ne m'ont pas accueillie à bras ouverts ; trois heures pour une entorse m'ont confirmé ce que je savais déjà : pas assez de personnel ; je ne mets pas en cause la compétence du corps médical mais attendre la prescription (puisque désormais il en est ainsi), par l'urgentiste, d'une radio qui s'impose me paraît aberrant. Métamorphosée en mannequin ambulant, j'exhibe donc les magnifiques gouttière et paire de béquilles (poignées parme).

Conclusion : quel bonheur que de marcher librement !

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